INAUGURATION DU CONGRES 2009

Lady Ngo Mang, Maitresse de cérémonie
, présentatrice et coproductrice des émissions sur TELESUD. L’inauguration du 3eme congrès International de la Femme Noire a demarré par le mot de paix et la Prière faite par la Revérende Domie Kamuanga, Présidente des “Messageres Femmes Relève-toi” en Belgique.
Esaie 43 : 6 Ne crains rien, car je suis avec toi; Je ramènerai de l’orient ta race, Et je te rassemblerai de l’occident. 43 : 6 Je dirai au septentrion : Donne ! Et au midi : Ne retiens point! Fais venir mes fils des pays lointains, Et mes filles de l’extrémité de la terre, 43 : 7 Tous ceux qui s’appellent de mon nom, Et que j’ai créés pour ma gloire, Que j’ai formés et que j’ai faits .
La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence du président de l’Assemblée nationale, Evariste Boshab, qui a représenté le Chef de l’Etat, du Premier ministre Adolphe Muzito et du 2ème vice-président du Sénat, Mario Losembe, et de plusieurs personnalités du monde politique et diplomatique.
La cérémonie inaugurale a démarré par le mot de bienvenue de la Ministre du Genre, de la Famille et de l’Enfant, Marie Ange Lukiana. Pendant que le monde entier célèbrait la journée internationale de lutte contre le SIDA, a-t-elle rappelé, les femmes noires ont choisi de se réunir à Kinshasa pour réfléchir sur la revalorisation de la femme noire, qui est porteuse de la vie. Marie Ange Lukiana n’a pas manqué de souligner les efforts que déploie le Président de la République, Joseph Kabila Kabange, « artisan de la paix et des cinq chantiers », pour placer la RDC sur la voie du développement.
De son côté, la présidente de Africa Femmes Performantes en appelle à la prise de conscience des femmes africaines. Patricia Faraut, pour sa part, a indiqué qu’il revient à l’Africaine seule de reprendre en mains son destin pour son épanouissement au lieu d’attendre toujours que tout lui vienne du dehors. Des promesses, pour la plupart de cas, non tenues. Aujourd’hui, les femmes africaines et celles de la diaspora sont prêtes à apporter leur contribution à l’édification du continent africain, a-t-elle ajouté. Actuellement, l’Africa Femmes Performantes organise plusieurs modules des formations notamment en management d’entreprise et sur le rôle de la femme pour le développement de son continent. Ces formations sont assurées par des experts qualifiés en la matière, a indiqué Mme Faraut. Les deux premiers congrès de la femme noire, a-t-elle rappelé, se sont tenus en 2007 et 2008 en France.
Mme Marie Olive Lembe Kabila, épouse du Chef de l’Etat congolais, a appelé les femmes noires à se consacrer au développement humain durable et à s’engager dans l’œuvre de la renaissance africaine grâce aux ressources immenses et inexploitées dont elles disposent, à l’ouverture mardi à Kinshasa du 3ème congrès international de la femme noire. « Nous, femmes africaines, rêvons d’une Afrique en mesure de tirer réellement profit de ses nombreuses ressources agricoles, minières et surtout humaines. Une Afrique qui nourrit, soigne, loge, éduque dignement ses enfants, filles et garçons, aux valeurs fondamentales de l’humanité », a-t-elle dit. Elle a également invité les femmes noires à s’investir davantage pour parfaire leurs compétences et aborder
l’exigence de la parité avec plus d’efficacité. S’adressant aux congressistes de la diaspora à ces assises axées sur le thème « l’intégration des ressources de la femme noire, dans un processus de développement économique et de coopération internationale », Mme Kabila a déclaré que leur présence à travers le monde du fait de l’esclavagisme ou de l’émigration représente une opportunité pour une croissance économique et un développement intégral de l’Afrique. A travers leur dialogue constructif avec les autres peuples, elles ont acquis des connaissances et tissé un large réseau de relations et d’échanges d’idées innovatrices qui doivent profiter à l’Afrique, a-t-elle indiqué. « Aujourd’hui, il est possible d’établir entre nous un réseau de partenariat responsable et une coopération mutuellement avantageuse, à condition que la femme reste sereine, se serre les coudes et qu’elle cesse de faire la violence contre la femme ». Elle a ensuite indiqué aux femmes de toutes les catégories, instruites comme analphabètes, que personne n’est négligeable avant de demander à chacune d’apporter du sien dans son domaine. « Femmes, montrons la différence, mettons l’éthique en avant, lorsque nous avons un poste de responsabilité, c’est pour servir la communauté et non pas seulement
nos relations, notre famille, notre clan et notre tribu ». La 1ère dame de la RDC a mis en exergue l’important rôle que la RDC doit jouer pour le développement du continent africain tout en demandant de réfléchir aux stratégies pouvant consolider la paix, la stabilité et la démocratie dans le continent noir. Cependant, seul un environnement protecteur peut réduire l’incidence de multiples violences faites aux femmes à la suite de conflits armés, a-t-elle noté. Se référant à la situation particulière de la RDC, où persiste l’insécurité causée par les groupes armés étrangers, elle a appelé la communauté internationale à participer aux efforts de la RDC visant le désarmement et le rapatriement définitif de ces criminels dans leurs pays d’origine.
Elle s’est dite convaincue que les femmes peuvent changer le cours de l’histoire en jouant leur rôle aux côtés des hommes, en s’engageant avec amour, courage et détermination pour l’avènement d’une Afrique où il fait bon vivre.